Les lundi 23 et mardi 24 janvier se sont tenues à Hébron et à Ramallah en Cisjordanie les 3ème Assises franco-palestiniennes de la coopération décentralisée. Plus de deux cents élus et techniciens français, représentants quatre-vingt dix collectivités locales, ont répondu à l’invitation lancée par l’association Cités Unies que je préside et le réseau de coopération décentralisée pour la Palestine (animé par mon Adjoint à la Ville de Dunkerque, Claude Nicolet), en partenariat avec l’Association des villes palestiniennes et le soutien du ministère français des Affaires étrangères.
Ces assises se sont tenues pour la première fois dans les territoires palestiniens et ont été l’occasion de rappeler en présence du Maire d’Hébron, Monsieur Khaled Osaily, du Premier Ministre palestinien, Salam Fayyad, du Secrétaire Général de la Présidence de l’Autorité Palestinienne, Monsieur Tayyeb Abdel Rahim, et du Ministre du Plan, Monsieur Ali Jarbawi, tout l’engagement et le rôle des collectivités locales françaises dans le processus de paix au Proche Orient.
Durant deux jours, nous avons discuté et échangé sur les différentes actions de notre coopération décentralisée : le patrimoine, le soutien aux institutions palestiniennes via le développement économique, l’eau et l’assainissement, l’accès aux services, la planification urbaine, ou encore l’engagement des pouvoirs locaux européens en Palestine.
Les visites de terrain, organisées par l’agence humanitaire des Nations Unies (OCHA), ont également permis de mesurer concrètement les difficultés de développement à Jérusalem-Est pour les Palestiniens. A cette occasion, nous avons évoqué la situation de la colonisation, les statuts d’occupation dans les différentes zones de la Cisjordanie, la crise humanitaire à Gaza et les destructions de logement dans ces quartiers de Jérusalem-Est.

Ouverture officielle en présence du maire de Gaza,du maire de Hebron, du premier ministre palestinien,du president du RCDP
Je reste convaincu que les collectivités locales, aux côtés de la communauté internationale, de l’Union Européenne, des pays ont le devoir de favoriser le dialogue, seule solution possible vers une paix durable. La Ville de Dunkerque et la Communauté urbaine comme l’ensemble des collectivités locales engagées l’ont comprise depuis bien longtemps et s’investissent depuis 1993 dans un processus de paix entre les deux peuples. Le jumelage de notre agglomération avec les villes de Gaza et de Ramat Ha-Sharon a déjà permis la construction d’une bibliothèque publique et la réalisation d’un parc urbain à Gaza, le soutien aux aides humanitaires ou encore la multiplication d’échanges culturels.
C’est donc dans un désir de paix que j’ai rappelé au nom des villes françaises membres du réseau de coopération décentralisée pour la Palestine notre consensus sur le fait que la Palestine est prête à devenir un Etat libre, démocratique et souverain vivant dans la paix et le développement. La raison voudrait qu’existe une reconnaissance mutuelle d’un Etat palestinien et d’un Etat Israélien fondée sur le respect, le dialogue et la sécurité.
C’est en ce sens que nous, collectivités territoriales, continuerons d’apporter un soutien constant à l’établissement d’un processus de paix durable par le dialogue entre les deux peuples. Un jour viendra, j’en suis convaincu, où nous pourrons mener tous ensembles, dans cette région du Proche-Orient, des projets de développement au service de la paix et de l’intérêt général.
