Il reste une semaine pour confirmer cette satisfaction dans le Dunkerquois ainsi que dans la Région Nord-pas-de-Calais où la liste socialiste, radicale et républicaine a largement dominé, également, le premier tour de l’élection régionale. Plus que la confirmer, il faudra, dimanche prochain l’amplifier, dans le rassemblement des forces de gauche, pour que la mise en place de nos politiques régionales en faveur de nos concitoyens (en matière de lycées, de formation, d’université, de santé, de développement économique, de transports, etc...) soit encore facilitée.

Je déplore toutefois une trop importante abstention due en grande partie à l’épuisement de l’électorat sous les coups d’un gouvernement dont les paroles et promesses ne sont pas suivies d’effet. La raffinerie des Flandres nous procure une illustration. Pendant que les élus locaux de gauche tentent de sauver, avec les salariés, un véritable projet industriel, le ministre de l’Industrie, demeure muet sur les propositions de Total qui, pourtant, de l’avis général, sont insatisfaisantes quant au devenir industriel du site. Quelle est sa crédibilité?

Ce premier tour de l’élection régionale, partout dans notre pays, voit donc la victoire d’une gauche prête à se rassembler autour de projets communs. Il voit aussi le rejet d’une politique imposée par le président de la République et véhiculée par le gouvernement, où dominent les gesticulations, les effets de communication, l’injustice sociale dont souffrent toutes les générations, les attaques contre le système éducatif, l’absence d’une politique économique sociale et durable, les incohérences de discours et une démocratie en souffrance...

Autant de faiblesses qui provoquent malheureusement la démission des Français face aux échéances électorales ou une forme de survivance du Front National qui, par ses discours populistes, parvient à rassembler une partie des déçus et à réussir des scores lui permettant de se maintenir dans de nombreuses régions au second tour.

Faire obstacle au Front National, condamner les politiques de régression de l’UMP et du président de la République, soutenir et amplifier les résultats des forces de gauche : tels sont les enjeux du second tour pour lequel nous vous appelons à la mobilisation, le dimanche 21 mars.