Somme-nous bêtes ? La semaine dernière François Fillon annonçait une série de mesures visant à enrayer l’élévation des déficits publics que les différents gouvernements de droite creusent au bulldozer depuis maintenant plus de 8 ans. Le Président a même eu le culot d’annoncer que « même les riches » seraient mis à contribution pour financer, notamment, les retraites. Ce qui est un comble ! Nous aurions dû comprendre…

La lettre de cadrage budgétaire envoyée par le Premier ministre aux membres du gouvernement pour la période 2011-2013 précise que les dépenses d’interventions seront réduites de 10%. De quoi s’agit-il ?

La volonté affichée de la droite est de baisser le montant du RSA que Martin Hirsch a bien eu du mal à faire passer à l’UMP et que les conseils généraux ont toutes les difficultés à mettre en œuvre puisque c’est à eux que la tâche échoit.

C’est aussi la réduction de l’Allocation pour adulte handicapé, de l’APL (aide pour le logement), des aides à l’emploi (contrats aidés)…

D’autres politiques « inutiles » (pour la politique de nantis prônée par le chef de l'Etat) vont être également touchées comme les aides publiques au secteur agricole ou au développement économique de nos territoires.

Et voilà comment, sous couvert de la crise européenne, le gouvernement veut imposer des mesures totalement inefficaces mais surtout injustes socialement. Le gouvernement et son chef suprême sont devenus des habitués de ce type de comportements qui équivaut à profiter des problèmes mondiaux pour expliquer, justifier, se plaindre de leurs propres errances...

Selon la Ministre des Finances, le bouclier fiscal a coûté près de 600 millions d’Euros à l’Etat (donc à nous tous) en 2009 ; ça sera pire en 2010. Et c’est sans compter toutes les niches fiscales, les avantages accordés aux plus riches des ménages français, à ceux qui fraudent le fisc en s’installant « officiellement » à l’étranger et qui décident soudain de revenir en France sans que rien (ou presque au regard de leur fortune) ne leur soit demandé…

Je pense depuis longtemps qu’il est indispensable de s’attaquer aux déficits publics, à la dette de l’Etat. Je crois aussi que ce sont celles et ceux qui se sont enrichis, parfois de façon considérable, depuis des années sur le dos de la collectivité qui doivent faire le plus d’efforts. C’est une mesure de justice sociale impérative. Je pense que ce n'est pas en taxant toujours les mêmes, les plus démunis, les plus fragiles que ce déficit se résorbera... Je pense qu'il y a bien d'autres moyens de trouver les ressources manquantes sans pour autant creuser toujours davantage les différences entre les Français les plus riches et les plus pauvres !

Je souhaite bien évidemment que la gauche revienne au pouvoir en France. La première réforme qu’il faudra alors mettre en œuvre devra permettre de revenir à un système fiscal plus juste, plus équilibré qui nous permettra un développement harmonieux de notre pays au sein de l’Europe.